Rando Pyrénées Luxfugae
Rando

Pyrénées | Les étangs de Pédourrès & Siscar

De montagne et de flotte, d’étangs et de cailloux, c’est l’image des Pyrénées qui me reste en tête après cette rando autour des étangs de Pédourrès et Siscar, et trois autres petites mares, tout au bord de l’Ariège et de l’Andorre. Un petit air de Pays de Galles, en somme, le soleil de septembre en plus.

Au programme :
14 km, 1000 m D+, et 7 bonnes heures de marche – plus si vous vous arrêtez à chaque caillou pour prendre une photo.
Pas de difficulté notoire.

Montagne & industries

Le début de l’ascension est un peu étonnante, puisqu’on part de l’usine électrique nichée dans la vallée de l’Hospitalet-près-l’Andorre ; pas franchement photogénique ni très agréable, comme début d’étape. La conduite forcée qu’on longe contribue à l’impression étrange, tandis qu’on s’échauffe fort les cuissots. Et puis ce coin de Pyrénées commence à dévoiler ce qui fait son charme, petit à petit. Jusqu’à un barrage ponctué de préfabriqués. Le paysage est grandiose, l’activité humaine ne s’enquiquine pas à se faire discret. Soit.

On continue la marche au milieu des ruisseaux, des apprentis torrents, des rochers blancs qui émergent entre le vert et le jaune de la végétation. C’est l’automne dans la palette sous nos yeux – l’été sur mes coups de soleil. L’étang de Pédourrès offre l’eau parfaitement claire d’un parfait lac de montagne, et dans le contre-jour se dessine la Porteilla du Sisca – le col à franchir pour atteindre l’autre vallée et l’autre point d’intérêt de cette rando, le lac du Siscar.

Pyrénées des deux côtés

Pas de la tarte à franchir, ce col. Il grimpe fort, en continu, le soleil pile dans les yeux et les pieds dans la caillasse. Mais tout en haut, c’est un panorama offert en double : d’un côté la vallée qu’on vient de traverser et qui paresse au soleil encadrée par ces sommets lointains, de l’autre un cirque hérissé de pics et illuminé par le contre-jour. Et au fond le lac de Siscar qui brille tant qu’il peut. Repère de campeurs pour le soir, qui auraient tort de se priver d’un tel paysage.

La redescente est l’occasion de le photographier sous toutes les coutures sans parvenir à lui rendre justice. Pas de bivouac pour nous, on redescend alors que le soleil se couche en prenant son temps, et en étirant de longues ombres sur la vallée. Encore un barrage, et une descente que je n’aimerais pas faire quand il pleut car elle coupe régulièrement les ruisseaux ; les sommets de Pyrénées se drapent dans une pointe d’or et puis c’est la nuit sur le dernier km, pour cacher la vallée de l’Hospitalet et son usine.

Curieuse impression des Pyrénées sur cette randonnée à la journée ; j’ai la sensation d’être passée à côté de quelque chose. Mais quoi ?

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